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mardi 7 septembre 2010

le philosphe nu


le philosophe nu ALEXANDRE JOLIENSComment vivre plus librement la joie quand les passions nous tiennent ? Comment oser un peu de détachement sans éteindre un coeur ? Eprouvé dans sa chair, Alexandre Jollien tente ici de dessiner un art de vivre qui assume ce qui résiste à la volonté et à la raison. Le philosophe se met à nu pour ausculter la joie, l'insatisfaction, la jalousie, la fascination, l'amour ou la tristesse, bref ce qui est plus fort que nous, ce qui nous résiste... Convoquant Sénèque, Montaigne, Spinoza ou Nietzsche, il explore la difficulté de pratiquer la philosophie au coeur de l'affectivité. Loin des recettes et des certitudes, avec Houei-neng, patriarche du bouddhisme chinois, il découvre la fragile audace de se dénuder, de se dévêtir de soi. Dans l'épreuve comme dans la joie, il nous convie à renaître à chaque instant à l'écart des regrets et de nos attentes illusoires. Cette méditation inaugure un chemin pour puiser la joie au fond du fond, au plus intime de notre être.

avis d'un internaute

J’aime beaucoup les livres d’Alexandre Jollien, ils font du bien à l’âme et sont comme des amis qui sentent quand on va mal et que l’on a besoin de soutien par une sorte de télépathie bienveillante. Ses livres tombent toujours au bon moment. J’ai aussi eu encore un peu plus de plaisir à lire ce philosophe en lisant par ci par là que la France et l’Europe vivent actuellement dans une dictature des faibles et des victimes qui seraient toujours défendus alors qu’on laisserait tomber les « forts » (par ici dans les réactions, il suffit d’encourager un peu, rien qu’un peu les imbéciles pour que ceux-ci révèlent finalement leurs opinions réelles, à savoir des gougnafiers uniquement préoccupés de leurs petites personnes). Cela ne me dérange pas quant à moi de me laisser mener par la voix d’Alexandre Jollien, au physique hors-norme, complètement à l’inverse des standards, que certains qualifient dans le secret de leur cœur ou devant tout le monde de « dégénéré ». L’auteur de ce livre est en effet né lourdement handicapé, pour lui des gestes simples sont des exploits dignes d’un athlète, ce qui relativise le mal-être que l’on peut parfois éprouver. Il serait profondément gêné cependant qu’on le choisisse comme maitre, il est d’ailleurs extrêmement confus d’entendre des dames dire qu’il les aurait aidées à « coacher », ou à gérer leur situation, leur vie selon les termes à la modes. Il ne veut pas d’élèves ou de disciples mais aider les autres à être plus libres en partant de son vécu avec délicatesse sans « coaching » lénifiant qui consiste surtout en l’étalage de lieux communs.
AVIS d'un internaute
Son ouvrage part d’un constatation simple, ses passions, sa sensibilité le poussent à réagir encore avec colère aux moqueries qu’il subit, ce qui est somme toute humain, du moins pour quelqu’un moins exigeant intellectuellement et spirituellement qu’Alexandre, et à envier le physique d’hommes plus chanceux que lui sur ce point, ou encore à désirer ardemment des objets qui ne lui apportent qu’une satisfaction brève, qu’un spasme de plaisir. Il recherche le détachement mais aussi à se libérer de ses pulsions qui ne sont que l’émanation de son animalité. En cela, il dépasse les bornes aux yeux de la société actuelle, non seulement alors qu’il est handicapé et qu’on l’imagine victime et désespéré, il est heureux en amour, père de deux enfants qu’il trouve plus sages que lui, ceux-ci lui rappelant que la philosophie est finalement chose futile quand elle prétend diriger les existences, fût-ce vers le bonheur, alors insoutenable car imposé. Et en plus il veut se libérer de cette course vers l’abîme sans fond du consumérisme et de l’objet-roi de notre société. Il aggrave un peu plus son cas sur le sujet rajouterais-je en ne se réclamant d’aucune idéologie ou théorie globalisante, il est d’autant plus libre et indocile mais sereinement et sans violences.


Il ne se sent pas plus fort que les autres pour surmonter et dominer ses passions, il avoue sa faiblesse à le faire, ses tentations, son incapacité à maitriser ses compulsions, dont celle de communiquer le plus souvent possible par internet ou par téléphone avec ses proches. Il est conscient de l’individualisme auquel nous pousse ce monde, de l’égocentrisme et de l’orgueil que peuvent impliquer son intelligence et sa liberté à ne pas obéir aux normes. Ce n’est pas qu’il arrive à ne juger personne, ou à ne pas faire preuve d’un humour sarcastique quand trois jeunes pimbêches se moquent ouvertement de ses gestes maladroits dans un bus. Ce n’est pas un pur esprit, un handicapé comme on les montre souvent dans les médias ou les livres, à savoir un être innocent et détaché, presque angélique car c’est toujours plus confortable de ne pas voir la personne handicapée comme humaine et donc affectée elle aussi de défauts.

lundi 31 mai 2010

LIVRE BOULVERSANT

je t'aime ma fille je t'abandonne ARIELA PALACZ

"Ça alors ! Je pensais lire l’autobiographie d’Ariela Palacz et je découvre avec stupéfaction que c’est la mienne qu’elle a écrite !" C’est par ces mots que le Dr Boris Cyrulnik ouvre sa préface au livre d’Ariela Palacz. Car comme Cyrulnik, Ariela, à l’âge de 8 ans a été abandonnée à l’Assistance publique afin de la sauver de ceux, nazis et complices français, qui appliquaient la "solution finale" dans l’hexagone. Comme le spécialiste de la résilience le souligne, ce n’est pas le seul parallèle qui se retrouve dans le témoignage à la fois lucide et émouvant que présente ce livre. Et il conclut par ces mots : "J’ai admiré l’authenticité d’Ariela Palacz, son style élégant, la clarté de ses idées : jamais je n’oserais être aussi honnête qu’elle. Voilà enfin, une petite différence !".

Née à Paris, dans une de ces familles juives polonaises qui se sont installées dans le pays des droits de l’homme, Ariela est abandonnée en 1942 par son père qui voit dans ce geste le seul moyen pour sauver ses enfants. Son identité se brise entre ses dissimulations dans sa famille adoptive et la découverte de la mort de sa mère et de la majorité de sa famille, lorsqu’elle retrouve son père en 1945. Elle vit aujourd’hui à Jérusalem où elle témoigne de son histoire et de son identité retrouvée.

En postface, le Dr Michel Caire rapporte l’histoire oubliée des 40 000 malades mentaux morts de carence en France, et parmi eux la mère d’Ariela Palacz.

mercredi 31 mars 2010

playdoyer pour une litt&rature de langu française et en langue langue

peine l'effervescence suscitée par le Salon du livre francophone était-elle retombée, en mars 2007, qu'un gros pavé tombait dans la mare : le manifeste "Pour une littérature-monde en français", lancé par Jean Rouaud et Michel Le Bris, fondateur du festival Etonnants voyageurs. Signé par quarante-quatre écrivains, dont JMG Le Clézio, Tahar Ben Jelloun, Edouard Glissant, Amin Maalouf, Maryse Condé, Lyonel Trouillot ou Nimrod, ce manifeste annonçait la naissance d'une littérature-monde en langue française et, par voie de conséquence, la mort de la francophonie.Il est vrai qu'il recouvre des réalités bien différentes : géolinguistique à l'origine - le terme fut créé en 1880 par le géographe Onésime Reclus, dans un contexte clairement colonial ; politique après les indépendances de 1965 ; et bien sûr littéraire et artistique. Or, en la matière, force est de constater que ce mot, par trop connoté, semble bien étroit face à une sphère qui dépasse celle délimitée par les instances de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF). Car s'y regroupent, outre des écrivains des ères francophones proprement dites (africaine, caribéenne, américaine, moyen-orientale et asiatique), tels Boualem Sansal, Gary Victor, Nelly Arcan, Charif Majdalani ou François Cheng, des auteurs comme Milan Kundera, Hector Bianciotti, Anne Weber ou Jonathan Littell, qui ont choisi le français comme langue d'expression. Une langue que ces créateurs ont forgée bien souvent au contact d'une autre langue, au sein de contextes historique, politique, social et économique fort différents.
Un pied dedans, un pied dehors. Tel semble être depuis l'origine le sort réservé aux écrivains francophones. Et ce malgré les efforts de l'abbé Grégoire, qui, dès 1808, lançait, dans De la littérature des nègres, un vif plaidoyer pour une littérature étrangère de langue française reconnue, acceptée et accueillie au sein de la littérature française. Deux cents ans ont passé et la problématique demeure presque inchangée.

source le monde de livres

jeudi 25 mars 2010

ACTU SALON DU LIVRE c ce week end

la République des Lettres
Salon du Livre Salon du Livre
Salon du Livre
Salon du Livre
Salon du Livre
Salon du Livre de Paris : Présentation, Chiffres, Historique, Invités.
Par Noël Blandin / La République des Lettres, mercredi 18 mars 2009.

Le Salon du Livre de Paris, créé en 1981 par le Syndicat National de l'Édition (qui en tire un tiers de ses revenus annuels), a lieu à Paris chaque année au mois de mars. Ce grand rendez-vous annuel du monde de l'édition et de la librairie française était initialement installé au Grand Palais. Depuis 1992 il se tient dans le hall 1 du Parc des Expositions de la Porte de Versailles (Paris 15e) sur un espace d'environ 50.000 m2. Chaque édition du Salon du Livre de Paris est consacrée à une langue ou à un pays invité: Portugal en 2000, Allemagne en 2001, Italie en 2002, Flandre & Pays-Bas en 2003, Chine en 2004, Russie en 2005, Francophonie en 2006, Inde en 2007, Israël en 2008, Mexique en 2009. L'organisation du Salon du Livre est assurée par la société Reed Expositions France (filiale de Reed Elsevier) sous l'égide du SNE.
Le Salon du livre de Paris accueille entre 1.000 et 1.200 stands de maisons d'édition. La majorité des éditeurs présents sont français mais l'on compte aussi en moyenne 25 pays étrangers représentés à travers divers stands collectifs. En raison du coût très élevé de location des stands (de l'ordre de 5.000 euros le m2) de nombreuses petites maisons d'édition françaises ne peuvent plus être directement présentes sur le salon. Elles s'associent pour louer un stand à plusieurs ou participent à des stands collectifs loués par des organismes culturels régionaux. Quelque 1.500 à 2.000 auteurs viennent dédicacer leurs ouvrages auprès d'un public qui varie selon les années de 150.000 à 250.000 visiteurs, le nombre d'entrées ayant fortement chuté depuis quelques années. Les deux tiers des visiteurs sont constitués de professionnels des métiers du livre -- libraires, éditeurs, bibliothécaires, etc -- et de scolaires (classes d'établissements primaires et secondaires). Les entrées payantes, généralement assez chères (10 euros), représentent désormais moins d'un tiers des visiteurs.
• Chiffres d'entrées du Salon du Livre de Paris:
Portugal, 20e édition du 17 au 22 mars 2000: 241.000 visiteurs. Allemagne, 21e édition du 16 au 21 mars 2001: 235.000 visiteurs. Italie, 22e édition du 22 au 27 mars 2002: 219.000 visiteurs. Flandre & Pays-Bas, 23e édition du 21 au 26 mars 2003: 185.000 visiteurs. Chine, 24e édition du 19 au 24 mars 2004: 185.000 visiteurs. Russie, 25e édition du 18 au 23 mars 2005: 165.000 visiteurs. Francophonie, 26e édition du 17 au 22 mars 2006: 174.000 visiteurs. Inde, 27e édition du 23 au 27 mars 2007: 180.000 visiteurs. Israël, 28e édition du 14 au 19 mars 2008: 165.000 visiteurs. Mexique, 29e édition du 13 au 18 mars 2009: 198.000 visiteurs.
• Bilan négatif pour le Salon du Livre 2008:
Malgré un jour d'ouverture en plus, une intense campagne de publicité, des dizaines de milliers d'entrées distribuées gratuitement dans les établissements scolaires et une couverture médiatique exceptionnelle, l'édition 2008 du Salon du Livre de Paris consacrée à Israël a enregistré une forte baisse de fréquentation avec seulement 35.000 visiteurs payants et une chute de 20% par rapport aux années précédente et suivante. Ce Salon a sans doute payé la politisation du rendez-vous, les organisateurs et les autorités françaises ayant décidé de célébrer sous couverture de rencontre littéraire le 60e anniversaire de création de l'Etat hébreu malgré sa politique d'apartheid, ses crimes de guerre et ses incessantes violations des Droits de l'Homme et du Droit humanitaire international. Du coup, de nombreux intellectuels et la plupart des organisations d'écrivains et d'éditeurs des pays arabes ont boycotté l'évènement à titre de soutien au peuple palestinien. L'autre élément négatif ayant entrainé le déclin des visites est sans doute aussi la sécurisation israélienne à outrance qui a transformé le Parc des expositions de la Porte de Versailles en quasi forteresse assiégée, chaque visiteur étant considéré comme un terroriste en puissance. La présence stressante de milliers d'agents de sécurité en tous genres (vigiles, gendarmes, policiers en civils, CRS, chiens policiers, etc), ainsi que les fouilles, les contrôles et les longues files d'attente à l'entrée (souvent sous la pluie) dûes à ces mesures de sécurité ont découragé pas mal d'amateurs de livres. Cette paranoïa militaro-policière n'a d'ailleurs pas évité les incidents puisque le président israélien Shimon Peres a failli recevoir un panneau sur la tête lors d'une inauguration mouvementée qui a fait plusieurs blessés et qu'une alerte à la bombe -- fausse alerte, mais néanmoins la première dans l'histoire du Salon du livre -- a entraîné l'évacuation du public dans la journée du dimanche 16 mars.
• Invités d'honneur du Salon du Livre de Paris:
Portugal (2000): Almeida Faria, Antonio Franco Alexandre, Teolinda Gersao, Fernando Gil, Vasco Graça Moura, Manuel Gusmao, Fiama Hasse Pais Brandao, Herberto Helder, Lidia Jorge, Nuno Judice, Ana Mafalda Leite, Eduardo Lourenço, Antonio Lobo Antunes, Jacinto Lucas Pires, Helder Macedo, Antonio Mega Ferreira, Sophia de Mello Breyner Andersen, Joao de Melo, Jose Manuel Mendes, Rui Nunes, Maria do Rosario Pedreira, Inês Pedrosa, Manuel Antonio Pina, Carla Pinto Correia, Fernado Pinto do Amaral, Antonio Ramos Rosa, Jose Riço Direitinho, Pedro Rosa Mendes, Jose Saramago, Carlos Reis, Armando Silva Carvalho, Pedro Tamen, Urbano Tavares Rorigues, Jose Tolentino Mendonça, Maria Velho da Costa, Alice Vieira. Allemagne (2001): Jakob Ajourni, Lothar Baier, Jutta Bauer, Sybille Berg, Marcel Beyer, Pieke Bierman, Bastian Böttcher, Braun Volker, Quint Buchholtz, Karl Dedecius, Roza Domascyna, Doris Dörrie, Wolf Erlbruch, Mario Giordano, Günther Grass, Ingeborg Hecht, Christoph Hein, Judith Hermann, Wolfgang Hilbig, Barbara Honigman, Felicitas Hoppe, Hanna Johansen, Georg Klein, Thomas Kling, Ole Könnecke, Helmut Krausser, Michael Krüger, Michael Kumpfmüller, Benjamin Lebert, Perikles Monioudis, Herta Müller, Elke Naters, Jose Oliver, Inka Parei, Christoph Peters, Matthias Politycki, Katrin Schmidt, Peter Schneider, Raoul Schrott, Ingo Schultze, Zafer Senocak, Peter Sloterdijk, Birgit Vanderbecke, Alissa Walzer, Feridun Zaimoglu. Italie (2002): Marcello Fois, Silvana Gandolfi, Cesare Garboli, Giordano Bruno Guerri, Roberto Innocenti, Fleur Jaeggy, Raffaele La Capria, Rosetta Loy, Carlo Lucarelli, Mario Luzi, Valerio Magrelli, Claudio Magris, Dacia Maraini, Giovanni Mariotti, Giorgio Montefoschi, Giuliana Morandini, Piergiorgio Odifreddi, Tommaso Padoa Schioppa, Santo Piazzese, Claudio Piersanti, Bianca Pitzorno, Roberto Piumini, Giuseppe Pontiggia, Giorgio Pressburger, Giovanni Raboni, Elisabetta Rasy, Stefano Ricci, Mario Rigoni Stern, Edoardo Sanguineti, Tiziano Scarpa, Emanuele Severino, Susanna Tamaro, Patrizia Valduga, Sandro Veronesi, Marisa Volpi, Andrea Zanzotto. Flandre & Pays-Bas (2003): Kader Abdolah, Abdelkader Benali, Hafid Bouazza, Oscar van den Boogard, H.M. van den Brink, Hugo Claus, Adriaan van Dis, Renate Dorrestein, Anna Enquist, Carl Friedman, Jef Geeraerts, Arnon Grunberg, Hella Haasse, Maarten 't Hart, Kristien Hemmerechts, Stefan Hertmans, Moses Isegawa, Eric de Kuyper, Karel Glastra van Loon, Ivo Michiels, Margriet de Moor, Marcel Möring, Erwin Mortier, Harry Mulisch, Cees Nooteboom, Connie Palmen, Leon de Winter, Keizer Bert, Jozef Deleu, Tijs Goldschmidt, Geert van Istendael, Lieve Joris, Wim Blokmans, Dirk de Vos, Benno Barnard, Stefaan van den Bremt, Arjen Duinker, Rutger Kopland, Gerrit Kouwenaar, Leonard Nolens, Miriam Vanhee, Jan Fabre, Tom Lanoye, Peter Verhelst, Carl Cneutt, Gerda Dendooven, Guus Kuijer, Joke van Leeuwen, Ted van Lieshout, Brigitte Minne, Bart Moeyaert, Anne Provoost, Toon Telleger, Gerrie Hondius, Benoît van Innis, Marvano, Johan de Moor, Willem. Chine (2004): Han Shaogong, Jiang Yun, Jiang Zidan, Jin Jianfan, Li Rui, Liao Zixin, Liu Jianwei, Liu Xinglong, Liu Xinwu, Mo Yan, Pan Qi, Su Tong, Tie Ning, Yu Hua, Zhang Ping, Zhang Shengyou, Zhang Wei, Zhang Yu, Leung Ping-Kwan, Tao Ran, Wong Pok, Chen Li, Chu Tien-wen, Huang Fan, Hwang Chun-ming, Li Ang, Bei Dao, Yang Lian, Duo Duo. Russie (2005): Boris Akounine, Svetlana Alekseievitch, Vassili Axxionov, Serguei Bolmat, Dmitri Bortnikov, Dmitri Bykov, Andreï Bitov, Vladimir Charov, Mikhaïl Chichkine, Andreï Dmitriev, Assar Eppel, Victor Erofeev, Evgueni Grichkovets, Andreï Guelassimov, Leonid Guirchovitch, Natalia Jouravliova, Alexandre Kabakov, Mark Kharitonov, Nikolaï Kononov, Anatoli Koroliov, Alexandre Kouchner, Vladimir Makanine, Iouri Mamleiev, Alexandra Marinna, David Markish, Irina Mouravieva, Anatoly Nayman, Ludmila Oulitskaia, Oleg Pavlov, Viacheslav Pietsoukh, Evgueni Popov, Dmitri Prigov, Lev Rubinstein, Olga Sedakova, Alexei Slapovski, Olga Slavnikova, Vladimir Sorokine, Tatiana Tolstoi, Serguei Tioutiounik, Marina Vichnevetskaia, Andreï Voznessenski, Leonid Youzefovitch. Francophonie (2006): Dimitri Analis (Grèce), Hélé Beji (Tunisie), Rajae Benchemsi (Maroc), Maïssa Bey (Algérie), Florent Couao-Zotti (Bénin), Denis Deprez (Communauté française de Belgique), Boubacar Boris Diop (Sénégal), Alfred Dogbe (Niger), Emmanuel Dongala (Congo), Awumey Edem (Togo), Letitia Ilea (Roumanie), David Jaomanoro (Madagascar), Mukala Kadima-Nzuji (République démocratique du Congo), Ken Bugul (Sénégal), Agota Kristof (Hongrie), Caroline Lamarche (Communauté française de Belgique), Were-Were Liking (Cameroun), Michel Layaz (Suisse), Alain Mabanckou (Congo), Charif Majdalani (Liban), Kettly Mars (Haïti), Samuel Millogo (Burkina Faso), Anna Moï (Vietnam), Wajdi Mouawad (Liban), Esther Mujawayo (Rwanda), Samputho Nantarayao (Cambodge), Mbareck Ould Beyrouck (Mauritanie), Barlen Pyamootoo (Maurice), Noëlle Revaz (Suisse), Grzegorz Rosinski (Pologne), Boualem Sansal (Algérie), Lambert Schlechter (Luxembourg), Gaëtan Soucy (Québec), Jean-Philippe Stassen (Communauté française de Belgique), Véronique Tadjo (Côte d'Ivoire), Serge-Patrice Thibodeau (Canada Nouveau Brunswick), Yasmina Traboulsi (Liban), Gary Victor (Haïti), Guillaume Vigneault (Québec), Chehem Watta (Djibouti). Inde (2007): U.R Anantamurthy, Rupa Bajwa, Sarnath Banerjee, Shyam Bhajju, Urvashi Butalia, Upamanyu Chatterjee, Amit Chaudhuri, Abha Dawesar, Shashi Deshpande, Gita Hariharan, Mushirul Hasan, Ruchir Joshi, Sudhir Kakar, Sunil Khilnani, Gopi Chang Narang, Anita Rau Badami, Lavanya Sankaran, Alka Saraogi, K. Satchidanandan, Irwin Allan Sealy, Vikram Seth, Ravi Shankar Etteth, Kalpana Swaminathan, Tarun Tejpal, Shashi Tharoor, Altaf Tyrewala, Krishna Baldev Vaid, Udaian Vajpeyi, Pavan K. Varma, M.T. Vasuderan Nair. Israël (2008): Elie Amir, Aharon Appelfeld, Gabriela Avigur-Rotem, Benny Barbash, Ron Barkaï, Orly Castel-Bloom, Lizzie Doron, Israël Eliraz, Haïm Gouri, Michal Govrin, David Grossman, Amir Gutfreund, Alon Hilu, Shifra Horn, Miron C. Izakson, Sayed Kashua, Judith Katzir, Etgar Keret, Alona Kimhi, Ron Leshem, Savyon Liebrecht, Mira Maguen, Edna Mazya, Sami Michaël, Agi Mishol, Rutu Modan, Eshkol Nevo, Rony Oren, Amos Oz, Israël Pincas, Igal Sarna, Aaron Shabtaï, Meir Shalev, Zeruya Shalev, Youval Shimoni, Ronny Someck, Zvi Yanaï, Avraham B. Yehoshua, Nurit Zarchi, Boris Zaidman. Mexique (2009): Homero Aridjis, Hector Aguilar Camín, José Agustín, Mario Bellatin, Carmen Boullosa, Gonzalo Celorio, Elsa Cross, Briceida Cuevas Cob, Fernando Del Paso, Álvaro Enrigue, Ximena Escalante, Guillermo Fadanelli, Carlos Fuentes, Vilma Fuentes, Ana García Bergua, Margo Glantz, Sergio González Rodríguez, Mario González Suárez, Vicente Leñero, Pura López Colomé, Alain-Paul Mallard, Héctor Manjarrez, Angeles Mastretta, Fabrizio Mejía Madrid, Carlos Monsivais, Carlos Montemayor, Fabio Morabito, Guadalupe Nettel, Ignacio Padilla, Sergio Pitol, Elena Poniatowska, Juan Gregorio Regino, Alberto Ruy-Sánchez, Daniel Sada, Jaime Alfonso Sandoval, Enrique Serna, Tomás Segovia, Martín Solares, Jordi Soler, Paco Ignacio Taibo Ii, David Toscana, Alvaro Uribe, Juan Villoro, Jorge Volpi.
• Salon du Livre 2010:
En 2010, pour le 30e anniversaire de la manifestation, le Salon du livre n'aura pas de pays invité, comme c'est la tradition, mais mettra à l'honneur tous "les écrivains", qu'ils soient français ou étranger

ceux ne sera pas pour cette année : cette année ce sera manif

mercredi 4 novembre 2009

l'étoile lindon protége les livres & la littérature

Trois candidats au Goncourt sous l'étoile de Jérôme Lindon, par Pierre Assouline
LE MONDE DES LIVRES | 29.10.09 | 12h22 • Mis à jour le 29.10.09 | 12h23

i l'on ne saura jamais au juste où finit le début d'un roman (disons quelque part entre l'incipit et l'excipit et n'en parlons plus), on sait à peu près quand s'achève la rentrée littéraire : la semaine prochaine avec la distribution des prix. Jusque-là, on va encore dire, et même écrire que jusqu'au bout les éditeurs auront été à la manoeuvre. Pourtant, celui qui a d'ores et déjà remporté la Drouant's Cup est irréprochable, et pour cause : cela fait huit ans que Jérôme Lindon n'est plus de ce monde.

Sa haute silhouette et son allure austère n'en planent pas moins sur le plus attendu des grands prix d'automne. Le fait est que, des quatre auteurs sélectionnés sur la dernière liste du Goncourt (Marie NDiaye, Jean-Philippe Toussaint, Laurent Mauvignier et Delphine de Vigan), les trois premiers doivent quelque chose de l'ordre de la reconnaissance au directeur des Editions de Minuit.

Même si Marie NDiaye vogue désormais sous pavillon NRF, crème à liseré rouge, elle a été découverte par cet éditeur qui ne transigeait pas sur son absolu de la littérature, au point de ne jamais modifier son cap en un demi-siècle de barre. A 17 ans, Marie NDiaye avait envoyé son premier roman, Quant au riche avenir, à trois éditeurs. Jérôme Lindon fut le plus rapide car, n'ayant pas de comité de lecture, il était du genre à lire toutes affaires cessantes les manuscrits qu'il retenait. Un samedi matin, il l'attendait à la sortie du lycée Lakanal à Sceaux pour lui faire signer son contrat. Un éditeur, c'est ça. Quelqu'un qui vous attend à la sortie de l'école pour vous publier sous la même couverture que Robert Pinget.

NDiaye, Toussaint, Mauvignier ont en commun de s'être reconnus dans une maison d'édition animée par un grand lecteur, qui avait repéré Jean Echenoz avant de les repérer eux, et avant encore Samuel Beckett. S'il y a une école du regard, c'est là et pas ailleurs. Jérôme Lindon était vif, curieux, pressé. Un intéressant mélange de douceur (voix, gestes) et de détermination (jugements littéraires). Il tenait qu'un écrivain se doit de consacrer la totalité de ses travaux et de ses jours à l'écriture, ce qui excluait l'ivresse des voyages, le vertige médiatique, le mariage et les enfants, la corruption par le cinéma. Sans Jérôme Lindon, ces romanciers auraient tout de même écrit et publié. Peut-être pas tout à fait la même chose ni de la même manière.

Aujourd'hui, sa fille, Irène Lindon, tient bon la barre à Minuit. Elle n'a pas seulement su entretenir l'héritage, ce qui serait déjà beaucoup, mais elle a également su le faire prospérer.

Les Goncourt se réuniront donc en conclave lundi prochain, le 2 novembre, lendemain de la Toussaint, pour proclamer leur choix. Un signe ? Mardi dernier, Toussaint a obtenu autant de voix que Marie NDiaye. Leurs deux noms sont ceux qui sont apparus en tête de la sélection de chacun des neuf présents. Cela s'annonce donc serré, même s'il ne faut jurer de rien avec un tel jury, les outsiders conservant toutes leurs chances s'il s'avérait impossible de départager les favoris.

Sarcasmes des gazettes

Marie NDiaye a tout pour elle : un bon roman (Trois femmes puissantes) déjà en tête des meilleures ventes, et dont les droits ont été achetés dans une dizaine de pays ; une oeuvre cohérente derrière et devant elle ; ses origines mêlées entre Dakar, Pithiviers et Antony, plaidant en sa faveur en un temps où la diversité est une panacée ; enfin, c'est une femme. Un coup d'éclat fut même envisagé avec l'élaboration d'une liste exclusivement féminine (Marie NDiaye, Delphine de Vigan, Véronique Ovaldé, Justine Lévy), ce qui eût été effectivement historique mais sentait trop l'effet d'annonce.

N'empêche que les Goncourt n'ont couronné que huit femmes en cent trois ans, et que l'argument a été avancé lors de leurs débats de mardi. Au fond, Marie NDiaye n'a qu'un handicap : elle est publiée chez Gallimard, maison dont les auteurs ont été régulièrement laurés par les Goncourt ces dernières années, directement ou à travers ses filiales. Passeront-ils outre les sarcasmes des gazettes en se félicitant du signal fort lancé par le choix de leur élue en plein débat sur l'identité nationale ? Nous voilà loin de la littérature.

Jean-Philippe Toussaint a les mêmes atouts, mais c'est un homme, ce qui ne pardonne pas en temps de parité. Notez qu'il est belge, ce qui rouvre les portes de la francophonie. Lui n'est pas handicapé par son éditeur, au contraire, même si des jurés ont pu grogner à l'idée que soit distinguée une maison qui, de longue date, ne daigne pas spontanément leur envoyer ses livres ès qualités. Alors ? On n'en sait rien. Michel Tournier est sans aucun doute le plus fantasque, celui dont le vote est, jusqu'au dernier moment pour ses camarades de jeux, le plus inattendu. Françoise Mallet-Joris aussi, mais pour des raisons de santé. Il ne devrait pas y avoir de surprise de dernière minute avec un nouveau nom sorti du chapeau.

Le secrétaire général de l'académie Goncourt sonnera peut-être les douze coups de Minuit lundi, peu avant 13 heures chez Drouant. Le président Chirac, habitué des comices agricoles, appelait cela "avoir son tour de bête". Il parlait des candidats aux élections, mais aurait tout aussi bien pu dire qu'après POL, c'était au tour de Minuit. Jacques Chirac est un expert à plus d'un titre : la semaine prochaine, à la Foire du livre de Brive, il sera sans aucun doute l'auteur le plus plébiscité. Payé pour savoir que la gloire est un effort constant, on serait étonné qu'il ne plaçât pas ce mot de Renard (Jules) : "En littérature, il n'y a que des boeufs."

jeudi 17 septembre 2009

PRESELECTION DES PRIX

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La première sélection du Goncourt 2009

e toutes les sélections des prix littéraires, celle du Goncourt est sans doute la plus attendue. Sujette aux rumeurs, calculs et autres pronostics, elle est aussi celle sur laquelle les lycéens se détermineront pour décerner leur prix. Tandis que leurs aînés affineront leurs choix lors de deux autres sélections, avant d'attribuer leur prix le 2 novembre.

Dans cette première liste, communiquée par le jury mardi 15 septembre, on notera la présence de Marie NDiaye qui, bien qu'encensée par la presse et les médias, était absente jusqu'alors de toutes les autres listes. Sélectionnée, elle pourrait être cependant handicapée par son prix Femina obtenu en 2001, tout comme Eric Fottorino, lauréat du même prix en 2007.

En effet, la guerre intestine que se sont livrée par le passé les deux jurys avait amené celui du Goncourt à ne jamais primer un livre ayant obtenu le prix Femina. Marie NDiaye fera-t-elle exception ? Mais le plus surprenant est la présence pour le moins singulière de Daniel Cordier qui, avec Alias Caracalla, signait au printemps un livre de Mmémoires… Le Goncourt s'ouvrira-t-il à un autre genre que la fiction ?

Notons aussi que parmi les quatorze heureux élus, six d'entre eux sont déjà en course pour d'autres prix : David Foenkinos (Renaudot et Médicis) ; Laurent Mauvignier (Médicis), Justine Lévy (Médicis), Yannick Haenel (Médicis mais dans la catégorie essais…) ; Véronique Ovaldé (Renaudot).

Enfin, côté éditeur, parmi les grandes maisons, Gallimard, comme en 2008, se taille la part du lion avec cinq titres, auquel il faut ajouter celui de Denoël, sa filiale. Vient ensuite le Seuil et sa filiale L'Olivier avec deux titres, tout comme Minuit (2 titres). Grasset, avec un seul livre en compétition, ne semble pas avoir les faveurs du Goncourt. Contrairement à l'an passé, aucun premier roman n'a retenu l'attention du jury. Prochaine sélection le 6 octobre.

Les Pieds sales, d'Edem Awumey (Seuil)

La Légende de nos pères, de Sorj Chalandon (Grasset)

Alias Caracalla, de Daniel Cordier (Gallimard)

La Délicatesse, de David Foenkinos (Gallimard)

L'homme qui m'aimait tout bas, d'Eric Fottorino (Gallimard)

Le Club des incorrigibles optimistes, de Jean-Michel Guenassia (Albin Michel)

Jan Karsky, de Yannick Haenel (Gallimard)

Mauvaise fille, de Justine Lévy (Stock)

Des hommes, de Laurent Mauvignier (Minuit)

La Lumière et l'Oubli, de Serge Mestre (Denoël)

Trois femmes puissantes, de Marie NDiaye (Gallimard)

Ce que je sais de Vera Candida, de Véronique Ovaldé (L'Olivier)

La Vérité sur Marie, de Jean-Philippe Toussaint (Minuit)

Les Heures souterraines, de Delphine de Vigan (J.-C. Lattès)


Je parie sur le mauvignier des homme
dixit OLIVIA
on verra

mardi 1 septembre 2009

mes coup coeur de la renrée

la délicatesse de david Foenenkinos


Il passait par là, elle l'avait embrassé sans réfléchir.
Maintenant, elle se demande si elle a bien fait. C'est l'histoire d'une femme qui va être surprise par un homme. Réellement surprise. La délicatesse est le huitième roman de David Foenkinos. Il a publié notamment Le potentiel érotique de ma femme et les séparations. Ses livres sont traduits en plus de quinze langues.

Nathalie rencontre son mari par hasard. Il l’aborde dans la rue, elle accepte sans trop savoir pourquoi d’aller boire un verre avec lui et c’est finalement le coup de foudre.
Sept ans après, elle le retrouve sur son lit d’hôpital. Est-ce qu’une deuxième vie sentimentale est possible, telle est la question que se pose l’héroïne, Nathalie.
Elle va être séduite par Marcus, d’origine suédoise. Capable de rire du plus fort taux de suicide de son pays, il est doté d"un humour à l’anglo-saxonne. Mais se dégage de lui un telle sensualité que Nathalie ne peut pas résister. Natahlie en sera troublée malgré les oppositions de son entourage. Car Marcus a quelque chose d’unique...

Les Regrets, de Cédric Kahn
Yvan Attal et Valeria Bruni-Tedeschi forment un couple qui se retrouve et se déchire dans le dernier film de Cédric Kahn, Les Regrets, un mélodrame passionnel aujourd’hui sur les écrans.

On a beau faire, on a beau dire qu’un homme averti en vaut deux, on a beau faire, on a beau dire, ça fait du bien d’être amoureux. C’est Jacques Brel qui chantait cela, mais faut-il accepter de souffrir pour aimer vraiment ? Les deux personnages principaux du film Les Regrets ne se posent pas la question, ils replongent. Mathieu et Maya ont la quarantaine, ils se sont aimés puis se sont quittés puis se sont perdus de vue pendant quinze ans. Et, un jour, ils se croisent à nouveau.Mathieu (Yvan Attal), architecte parisien, est revenu dans la petite ville de l’Indre où il a passé son enfance et où sa mère, hospitalisée d’urgence, va mourir. Dans la rue, par hasard, il voit Maya (Valeria Bruni-Tedeschi), son amour de jeunesse, avec laquelle il n’échange qu’un regard, de loin, sans dire un mot.
Mais quelques heures plus tard, dans la maison familiale, il reçoit un coup de fil d’elle, qui l’invite à passer la voir, dans sa maison perdue dans la campagne. Ils se revoient, sont toujours amis, sont heureux de se parler à nouveau, elle lui raconte qu’elle vit avec un viticulteur et avec la fille qu’elle a eue d’une autre liaison.

non ma fille tu n'iras pas dansé
Dès la gare Montparnasse, tout va mal, Léna perd son fils Anton et rate de peu son train. Dans son sac, le bébé pie que sa fille Augustine a voulu sauver agonise. Arrivée en Bretagne, elle découvre que ses parents et sa soeur complotent pour son bien, et ont convoqué son ex-mari, Nigel. Elle se sent trahie, humiliée, révoltée, faut-il partir ou rester ? Tout envoyer valser? Sa si faible confiance en elle s’évapore. Les fantômes du devoir, du jugement social, de l’ordre familial se liguent pour l’empêcher de vivre, d’aimer, et de penser, d’être tout simplement elle-même.

deux films et un livre des trucs un glauque c'est pas pour plomber l'ambiance mais je suis pas trés trés gai ni trés trés triste d'ailleurs juste un peu nostalgique mélancolique voilà voilou