mardi 27 mai 2014

sauté agneau aux poivrons

Ragoût d'agneau aux poivrons



Quantité 4 Personne(s)
Préparation 25 min
Cuisson 35 min
Coût de la recette
Niveau de difficulté

Ingrédients

pour Ragoût d'agneau aux poivrons

  • épaule d'agneau : 600 g
  • poivron vert : 1 tranche
  • poivron rouge : 1
  • poivron jaune : 1
  • céleri branche : 200 g
  • tomate pelée : 400 g
  • persil : 1 bouquet
  • oignon : 2
  • bouillon de boeuf : 20 cl
  • farine : 1 c. à soupe
  • graine de cumin : 1 c. à soupe
  • poivre : 0.5 c. à soupe
  • moutarde : 0.5 c. à soupe
  • sel
  • huile : 2 c. à soupe

Préparation
pour Ragoût d'agneau aux poivrons

1
Détaillez la viande en cubes de 2 à 3 cm.
2
Mélangez la farine, le poivre, le cumin et la moutarde et enduisez les cubes de viande avec ce mélange.
3
Epluchez et émincez l’oignon.
4
Lavez et épluchez les poivrons, épépinez-les et ôtez la membrane blanche. Découpez-les en larges bandes.
5
Lavez, émincez le céleri et coupez le en biseaux de 2 cm chacun.
6
Faites chauffer l’huile dans une cocotte et faites dorer les oignons et la viande de tous les côtés.
7
Ajoutez les légumes et laissez mijoter 2 à 3 min.
8
Couvrez avec le bouillon de boeuf et les tomates avec leur jus.
9
Faites cuire à feu doux pendant 30 min.
10
Assaisonnez.
11
Parsemez de pluches de persil ciselées et servez.



Accord vin

pour Ragoût d'agneau aux poivrons

un Ajaccio (rouge, Corse)

mardi 20 mai 2014

IF

If chanson de BERNARD LAVILLIER ( poème KIPLING traduit par ELUARD)
Si tu veux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir
Ou perdre d'un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir
Si tu peux être amant sans être fou d'amour
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre
Et, te sentant hais, sans haïr à ton tour
Pourtant lutter et te défendre

Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour qu'existent des sots
Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d'un mot

Si tu peux rester digne en étant populaire
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère
Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi

Si tu sais méditer, observer et connaître
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître
Penser sans n'être qu'un penseur

Si tu peux être dur sans jamais être en rage
Si tu peux être brave et jamais imprudent
Si tu sais être bon, si tu sais être sage
Sans être moral ni pédant

Si tu peux rencontrer triomphe après défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront

Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire
Tu seras un homme, mon fils

jeudi 15 mai 2014

poeme eluard




par Paul Eluard




Sur mes cahiers d'écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable de neige
J'écris ton nom

Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J'écris ton nom

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J'écris ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l'écho de mon enfance
J'écris ton nom

Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J'écris ton nom

Sur tous mes chiffons d'azur
Sur l'étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J'écris ton nom

Sur les champs sur l'horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J'écris ton nom

Sur chaque bouffées d'aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J'écris ton nom

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l'orage
Sur la pluie épaisse et fade
J'écris ton nom

Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J'écris ton nom

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J'écris ton nom

Sur la lampe qui s'allume
Sur la lampe qui s'éteint
Sur mes raisons réunies
J'écris ton nom

Sur le fruit coupé en deux
Du miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J'écris ton nom

Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J'écris ton nom

Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J'écris ton nom

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J'écris ton nom

Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attendries
Bien au-dessus du silence
J'écris ton nom

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J'écris ton nom

Sur l'absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J'écris ton nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l'espoir sans souvenir
J'écris ton nom

Et par le pouvoir d'un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté
Extrait de: 
Poésies et vérités, 1942
  [    



jeudi 29 août 2013

tiramissu au




Ch'tiramisu : pommes caramélisées, spéculoos & cannelle

Un divin dessert d'automne aux saveurs du Nord ... département qui a longtemps été le premier producteur de pommes en France !


Préparation :
30 minutes
Cuisson :
5 minutes
Attente :
2 heures
Difficulté :


INGREDIENTS

Pour 10 personne(s)


Ingrédients (pour une dizaine de petites verrines) :
3 belles pommes acidulées
1 cuillère à soupe de miel
30 g de beurre
250 g de mascarpone
3 oeufs
50g de sucre
1 sachet de sucre vanillé
1 cuillère à café de cannelle en poudre
20 spéculoos (ou un reste de pain d'épices ...)
crème de spéculoos (en option pour la déco)

PREPARATION

1
Éplucher les pommes et les couper en petits dés. Les faire revenir dans une poêle anti-adhésive avec le beurre pendant 3 minutes. Ajouter le miel, le sucre vanillé et une cuillère à café de cannelle et laisser les pommes caraméliser jusqu'à ce qu'elles soient dorées (encore 2 minutes).

Égoutter les pommes et réserver le jus.

2
Séparer les blancs et les jaunes d'oeufs.

Battre les jaunes avec le sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse. Ajouter le mascarpone et bien mélanger.
Monter les blanc en neige jusqu'à qu'ils soient très fermes. Les incorporer délicatement à la préparation au mascarpone.

3
Émietter grossièrement les spéculoos (pas en poudre, mais en petits morceaux) et les imbiber du jus de cuisson des pommes, directement dans la poêle (rajouter au besoin quelques gouttes de jus de pommes).
4
Mettre la moitié des biscuits émiettés dans de beaux petits verres. Verser ensuite la moitié de la crème de mascarpone. Ajouter le reste des spéculoos puis répartir les pommes. Terminer avec une dernière couche du reste de la crème.
5
Réserver au moins 2h au réfrigérateur. Au moment de servir, parsemer légèrement de cannelle et ajouter un filet de crème de spéculoos (fondue quelques instants au micro-ondes) pour la déco.
).

jeudi 8 novembre 2012

LA ROSE ET LE RESEDA


La Rose et le Réséda Louis ARAGON
 
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Tous deux adoraient la belle
Prisonnière des soldats
Lequel montait à l'échelle
Et lequel guettait en bas
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Qu'importe comment s'appelle
Cette clarté sur leur pas
Que l'un fut de la chapelle
Et l'autre s'y dérobât
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Tous les deux étaient fidèles
Des lèvres du coeur des bras
Et tous les deux disaient qu'elle
Vive et qui vivra verra
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Quand les blés sont sous la grêle
Fou qui fait le délicat
Fou qui songe à ses querelles
Au coeur du commun combat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Du haut de la citadelle
La sentinelle tira
Par deux fois et l'un chancelle
L'autre tombe qui mourra
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Ils sont en prison Lequel
A le plus triste grabat
Lequel plus que l'autre gèle
Lequel préfère les rats
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Un rebelle est un rebelle
Deux sanglots font un seul glas
Et quand vient l'aube cruelle
Passent de vie à trépas
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Répétant le nom de celle
Qu'aucun des deux ne trompa
Et leur sang rouge ruisselle
Même couleur même éclat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Il coule il coule il se mêle
À la terre qu'il aima
Pour qu'à la saison nouvelle
Mûrisse un raisin muscat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
L'un court et l'autre a des ailes
De Bretagne ou du Jura
Et framboise ou mirabelle
Le grillon rechantera
Dites flûte ou violoncelle
Le double amour qui brûla
L'alouette et l'hirondelle
La rose et le réséda

lundi 26 décembre 2011

poeme que j'aime

Au temps qu'Amour, ...

Au temps qu'Amour, d'hommes et Dieux vainqueur, Faisait brûler de sa flamme mon coeur, En embrasant de sa cruelle rage Mon sang, mes os, mon esprit et courage, Encore lors je n'avais la puissance De lamenter ma peine et ma souffrance ; Encor Phébus, ami des lauriers verts, N'avait permis que je fisse des vers. Mais maintenant que sa fureur divine Remplit d'ardeur ma hardie poitrine, Chanter me fait, non les bruyants tonnerres De Jupiter, ou les cruelles guerres Dont trouble Mars, quand il veut, l'Univers ; Il m'a donné la lyre, qui les vers Soulait chanter de l'amour Lesbienne : Et à ce coup pleurera de la mienne. O doux archet, adoucis-moi la voix, Qui pourrait fendre et aigrir quelquefois, En récitant tant d'ennuis et douleurs, Tant de dépits, fortunes et malheurs. Trempe l'ardeur dont jadis mon coeur tendre Fut, en brûlant, demi réduit en cendre. Je sens déjà un piteux souvenir Qui me contraint la larme à l'oeil venir. Il m'est avis que je sens les alarmes Que premiers j'eus d'Amour, je vois les armes Dont il s'arma en venant m'assaillir. C'étaient mes yeux, dont tant faisais saillir De traits à ceux qui trop me regardaient, Et de mon arc assez ne se gardaient. Mais ces miens traits, ces miens yeux me défirent, Et de vengeance être exemple me firent. Et me moquant, et voyant l'un aimer, L'autre brûler et d'amour consommer ; En voyant tant de larmes épandues, Tant de soupirs et prières perdues, Je n'aperçus que soudain me vint prendre Le même mal que je soulais reprendre, Qui me perça d'une telle furie Qu'encor n'en suis après long temps guérie ; Et maintenant me suis encor contrainte De rafraîchir d'une nouvelle plainte Mes maux passés. Dames qui les lirez, De mes regrets avec moi soupirez. Possible, un jour, je ferai le semblable, Et aiderai votre voix pitoyable A vos travaux et peines raconter, Au temps perdu vainement lamenter. Quelque rigueur qui loge en votre coeur, Amour s'en peut un jour rendre vainqueur. Et plus aurez lui été ennemies, Pis vous fera, vous sentant asservies. N'estimez point que l'on doive blâmer Celles qu'a fait Cupidon enflammer. Autres que nous, nonobstant leur hautesse, Ont enduré l'amoureuse rudesse : Leur coeur hautain, leur beauté, leur lignage, Ne les ont su préserver du servage De dur Amour ; les plus nobles esprits En sont plus fort et plus soudain épris. Sémiramis, reine tant renommée, Qui mit en route avecque son armée Les noirs squadrons des Ethiopiens, Et, en montrant louable exemple aux siens, Faisait couler, de son furieux branc, Des ennemis les plus braves le sang, Ayant encor envie de conquerre Tous ses voisins, ou leur mener la guerre, Trouva Amour, qui si fort la pressa, Qu'armes et lois vaincue elle laissa. Ne méritait sa Royale grandeur Au moins avoir un moins fâcheux malheur Qu'aimer son fils ? Reine de Babylone, Où est ton coeur qui ès combats résonne ? Qu'est devenu ce fer et cet écu, Dont tu rendais le plus brave vaincu ? Où as-tu mis la martiale crête Qui obombrait le blond or de ta tête ? Où est l'épée, où est cette cuirasse, Dont tu rompais des ennemis l'audace ? Où sont fuis tes coursiers furieux, Lesquels traînaient ton char victorieux ? T'a pu si tôt un faible ennemi rompre ? A pu si tôt ton coeur viril corrompre, Que le plaisir d'armes plus ne te touche, Mais seulement languis en une couche ? Tu as laissé les aigreurs martiales, Pour recouvrer les douceurs géniales. Ainsi Amour de toi t'a étrangée Qu'on te dirait en une autre changée. Doncques celui lequel d'Amour éprise Plaindre me voit, que point il ne méprise Mon triste deuil : Amour, peut-être, en brief En son endroit n'apparaîtra moins grief. Telle j'ai vue, qui avait en jeunesse Blâmé Amour, après en sa vieillesse Brûler d'ardeur, et plaindre tendrement L'âpre rigueur de son tardif tourment. Alors, de fard et eau continuelle, Elle essayait se faire venir belle, Voulant chasser le ridé labourage, Que l'âge avait gravé sur son visage. Sur son chef gris elle avait empruntée Quelque perruque, et assez mal entée ; Et plus était à son gré bien fardée, De son Ami moins était regardée : Lequel, ailleurs fuyant, n'en tenait compte, Tant lui semblait laide, et avait grand'honte D'être aimé d'elle. Ainsi la pauvre vieille Recevait bien pareille pour pareille. De maints en vain un temps fut réclamée ; Ores qu'elle aime, elle n'est point aimée. Ainsi Amour prend son plaisir à faire Que le veuil d'un soit à l'autre contraire. Tel n'aime point, qu'une Dame aimera ; Tel aime aussi, qui aimé ne sera ; Et entretient, néanmoins, sa puissance Et sa rigueur d'une vaine espérance.