bienvenue dans un monde atypique celui d'une fille, d'une femme aime la vie passionnément à ma façon atypique et electik. Je veux faire partager mes coups de coeur, de coléres , mes interrogations loufoques ou pas mes envies. En gros tout ceux qui me fais chaud au coeur ou froid dans le dos
mardi 2 février 2010
envie de lecture
L'Attrape-Cœurs, unique roman de l'écrivain américain Jerome David Salinger (né en 1919), est un livre maudit. Lorsqu'il parut en 1951, il fut banni des bibliothèques, exclu des programmes d'étude. On entendait ainsi museler la parole subversive de son héros, Holden Caulfield, cet adolescent en crise qui anticipe son éviction scolaire pour vagabonder en noctambule dans les beaux quartiers de New York.
Privé de lieu propre, Holden, qui a fugué du collège, erre pendant trois jours de chambre d'hôtel en boîte de jazz, de bar en hall de gare : « On m'a donné une chambre pourrie, avec comme vue par la fenêtre l'autre côté de l'hôtel. De la vue ou pas de vue, je m'en tamponnais. J'étais trop déprimé pour que ça me touche. Le groom qui m'a conduit à ma piaule était un très vieux type, dans les soixante-cinq piges. Je l'ai trouvé encore plus déprimant que la chambre pourrie. » Héritier du Werther de Goethe et d'Huckleberry Finn, le jeune héros de Mark Twain, Holden dénonce au passage le conformisme d'une société matérialiste qui affiche les marques de son progrès pour mieux cacher les symptômes de son angoisse. La […]
… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 1 page…
Autres références
« L'ATTRAPE-COEURS, Jerome David Salinger » est également traité dans :
SALINGER JEROME DAVID (1919- )
Auteur : Jean-Paul ROSPARS
*Idole d'une génération de lecteurs américains, les adolescents de la classe moyenne dans les années 1950, J. D . Salinger représente à la fois un phénomène littéraire et socioculturel. En tête des personnages que son public a dotés d'une vie autonome, le héros de son roman L'Attrape-cœurs (The Catcher in the Rye, 1951),
samedi 2 mai 2009
un livre 100% FILLES
Mais revenons au livre et à la vie de June Parker, qui est bouleversée par un terrible accident : après une réunion Weight Watchers où une jeune femme, Marissa a fièrement fêté sa perte de poids (près de 45 kilos !). June a proposé de la raccompagner, lui évitant alors de prendre le bus avec ces jolis talons hauts peu confortables. Ce que personne n'aurait pu prévoir, c'est que le camion les précédant perdrait son chargement au moment où Marissa détacherait sa ceinture pour attraper son sac à l'arrière du véhicule. June s'en sort avec quelques égratignures alors que Marissa décède.
Voilà le début surprenant de ce roman de Chick-litt. qui m'a définitivement réconciliée avec le genre ! Très bien écrit, il évite les clichés du genre. Certes, l'héroïne peut être qualifiée de légèrement " paumée " mais June gère sa vie, elle a un boulot, a eu des relations amoureuses et traverse une période de doute. Ok, elle a tendance à accumuler les gaffes mais ces faux pas sont naturels ! Ce qui la rend humaine, c'est finalement sa personnalité, elle qui passe sa vie à attendre que les bonnes choses lui arrivent. Jusqu'à maintenant, elle n'a pas osé provoquer le destin mais cet accident remet tout en question.
vendredi 1 mai 2009
les nouvelle de mister paul

citation à méditer:"Il y a tant de choses dans ce regard...Je ne m'en remets pas !"
Es ce que un regard peut faire un tel effet
jeudi 29 janvier 2009
deux coups coeur pour LABRO
Stéphanie a treize ans, un chat confident nommé Garfunkel, du culot, des problèmes - parmi lesquels ses mauvaises notes à la Ferme (le lycée) et la mésentente de ses parents - un goût discutable pour les sandwiches aux cornichons et au chocolat, une vision dérangeante sur les adultes et un style, une verve inimitables qui font de son journal un événement littéraire, un document sans précédent, authentique parce que non tronqué, sur le monde de l'adolescence. Le texte original de ce livre a été consigné sur des cahiers d'écolier par Stéphanie X. Philippe Labro, ensuite, a aidé Stéphanie à le mettre en forme. Il n'est pas intervenu dans l'écriture, voulant préserver la force du ton, la beauté du style. Il a, simplement, suggéré à Stéphanie de revenir sur certains épisodes, ou d'aller plus avant dans l'exposé de ses émotions, ses humeurs, ses rires et ses chagrins. Il a, enfin, fait changer certains noms de personnes et de lieux afin de ne pas embarrasser les acteurs réels de cette histoire vécue.
les gens philippe labro
Trois destins parallèles s’entrecroisent, trois vies dont le seul point commun est le manque d’amour : celui de la jeune Maria, en Californie, de Caroline, une Parisienne de trente ans, et de Marcus Marcus, redoutable homme de télévision. Construit par séquences, dans une écriture et un rythme qui varient selon les personnages, Les gens est un roman-fresque, une comédie humaine qui dresse le portrait de nos contemporains et jette un regard sensible et plein d’humour sur notre époque.
J'adore cet homme
dimanche 18 janvier 2009
paul auster la triologie new yorkaise


vendredi 2 janvier 2009
LE DECLIN DE LA CULTURE FRANCAISE A LERANGER
Après 73 ans d'existence, la librairie française de New York va fermer ses portes en 2009 les
raisons de la disparition de cette véritable institution, à New York et dans le monde, sont simplement commerciales: le bail arrive à échéance en septembre prochain et la société propriétaire de l'immeuble de la 5e avenue augmente le loyer, actuellement de 360.000 dollars, à 1 million par an. le prix des prix des livres vendus n'est pas de nature à encourager les acheteurs, en tout cas dans le quartier essentiellement pour faire leur shopping dans les boutiques de vêtements, de cosmétiques ou d'électronique."Evidemment nous vendons 20 dollars un livre qui coûte 5 euros à Paris, mais les frais d'envoi existent aussi lorsqu'on commande sur internet, non, ce qui a changé c'est toute la culture de la librairie, et le Rockefeller Center est devenu un simple centre commercial", proteste Emmanuel Molho, un septuagénaire qui gère la librairie familiale avec ses deux enfants.
Son père Isaac Molho, arrivé aux Etats-Unis en 1928, avait fréquenté un établissement scolaire français à Athènes, et avait rencontré à Paris des responsables de l'éditeur Hachette. Invité à ouvrir une librairie par David Rockefeller, qui tenait à voir des Européens occuper les bureaux situés dans son immeuble, il lança l'affaire en 1935.
Pendant la guerre, la librairie se doubla d'une maison d'édition, "La Maison Française", qui publia des auteurs fuyant le nazisme comme André Maurois, Jules Romains ou Antoine de Saint-Exupéry. "L'imprimeur était mon oncle", raconte Emmanuel Molho dans une interview à l'AFP. Et les maquettes imitaient celles des ouvrages de la "collection blanche" de l'éditeur français Gallimard
Les années 60 ont été les plus glorieuses, la langue française était à la mode, nous avions 50 salariés, nous importions deux tonnes de livres par semaine, qui arrivaient avec la Compagnie générale transatlantique, à bord de paquebots comme le France", raconte Emmanuel Molho
C'était un salon autant qu'une boutique: les clients étaient des Américains francophiles, des Sud-Américains francophones de passage, ils restaient pour bavarder, à l'époque on commandait 3.000 exemplaires au moins du dernier Prix Goncourt, aujourd'hui quelques dizaines tout au plus", se souvient-il.
Emmanuel Molho a fermé en 1993 une deuxième librairie française qu'il avait au sud Manhattan, et en 1994 sa librairie française de Los Angeles.
Paris est resté sourd aux appels de la dernière librairie française de New YorkLa France est restée insensible à ses appels, en dépit de lettres envoyées
Christine Albanel, et le président français Nicolas Sarkozy, venu à un dîner au Rockefeller Center en septembre dernier, n'a pas franchi le seuil de la "Librairie de France", souligne le libraire.
les livres en français ne se vendent plus, la hausse vertigineuse des baux commerciaux a porté l'estocade au commerce. La moitié de l'espace ayant pignon sur rue a d'abord été cédé en 1980 à la marque de produits cosmétiques française L'Occitane. les livres en français ne se vendent plus, la hausse vertigineuse des baux commerciaux a porté l'estocade au commerce. La moitié de l'espace ayant pignon sur rue a d'abord été cédé en 1980 à la marque de produits cosmétiques française L'Occitane.
source afp FRANCE 2
Encore une preuve si en était bessoin du déclin de la culture française à l'étranger
samedi 29 novembre 2008
salon du livre jeunesse MONTREIUL

jeudi 27 novembre 2008
LITTERATURE MONDE
Mon avis un nouveau nouvement courant ou simplement effet de mode Etat de la littérature c'est peut être un peu ambitieux et prétentieux mais l'écoute esprit critique sur inter ce matin me donne envie d'écrit cet article. Non pas pour dresser un état des lieux ou de l'âme de littérature française aujourd'hui j'en serais bien incapable . Toute fois je me permets de faire quelques constations sur l'état de la littérature française aujourd'hui . je penche, je m'épanche sur les états d'âme d'une veille dame pour constater d 'abord la vogue des courants, des écoles , des mouvement notre littérature a besoin de cadres depuis toute éternité. Après les lumières , le romantisme , le symbolisme tous ces mouvement ont été initié par des critiques ,auteur au travers de manifeste comme le surréalisme ou par des éditeur comme le nouveau roman par monsieur LINDON des édition minuits pas Vincent son père après étiquette auto fiction en vogue dans les années 90 2000 autrement nommée littérature du moi théorisé par dubrosky voilà une autre étiquette celle de world fonction ou littérature monde théorisé en 2007 par Michel le bris le créateur festival étonnant voyageur à saint MALO mais littérature n'a pas attendue un manifeste pour s'ouvrir au monde . littérature monde littérature de l'ailleurs ou des voyages la littérature monde est théorisée point de vue de fond sur fabula .orgDans Le Monde des livres du 15 mars dernier, Jean Rouaud et Michel Le Bris, prenant acte de la récente distribution des prix littéraires qui sont allés à des "écrivains venus d'ailleurs", font paraître un manifeste qui affirme l'émergence d'une "littérature-monde en français" et voudrait dresser l'acte de décès de la francophonie. Le manifeste est signé par une cinquantaine d'écrivains, dont:Muriel Barbery, Tahar Ben Jelloun, Alain Borer, Roland Brival, Maryse Condé, Didier Daeninckx, Ananda Devi, Alain Dugrand, Edouard Glissant, Jacques Godbout, Nancy Huston, Koffi Kwahulé, Dany Laferrière, Gilles Lapouge, Jean-Marie Laclavetine, Michel Layaz, Michel Le Bris, JMG Le Clézio, Yvon Le Men, Amin Maalouf, Alain Mabanckou, Anna Moï, Wajdi Mouawad, Nimrod, Wilfried N'Sondé, Esther Orner, Erik Orsenna, Benoît Peeters, Patrick Rambaud, Gisèle Pineau, Jean-Claude Pirotte, Grégoire Polet, Patrick Raynal, Jean-Luc V. Raharimanana, Jean Rouaud, Boualem Sansal, Dai Sitje, Brina Svit, Lyonel Trouillot, Anne Vallaeys, Jean Vautrin, André Velter, Gary Victor, Abdourahman A. Waberi. "Plus tard, on dira peut-être que ce fut un moment historique : le Goncourt, le Grand Prix du roman de l'Académie française, le Renaudot, le Femina, le Goncourt des lycéens, décernés le même automne à des écrivains d'outre-France. Simple hasard d'une rentrée éditoriale concentrant par exception les talents venus de la "périphérie", simple détour vagabond avant que le fleuve revienne dans son lit ? Nous pensons, au contraire : révolution copernicienne. Copernicienne, parce qu'elle révèle ce que le milieu littéraire savait déjà sans l'admettre : le centre, ce point depuis lequel était supposée rayonner une littérature franco-française, n'est plus le centre. Le centre jusqu'ici, même si de moins en moins, avait eu cette capacité d'absorption qui contraignait les auteurs venus d'ailleurs à se dépouiller de leurs bagages avant de se fondre dans le creuset de la langue et de son histoire nationale : le centre, nous disent les prix d'automne, est désormais partout, aux quatre coins du monde. Fin de la francophonie. Et naissance d'une littérature-monde en français.Le monde revient. Et c'est la meilleure des nouvelles. N'aura-t-il pas été longtemps le grand absent de la littérature française ? Le monde, le sujet, le sens, l'histoire, le "référent" : pendant des décennies, ils auront été mis "entre parenthèses" par les maîtres-penseurs, inventeurs d'une littérature sans autre objet qu'elle-même, faisant, comme il se disait alors, "sa propre critique dans le mouvement même de son énonciation". Le roman était une affaire trop sérieuse pour être confiée aux seuls romanciers, coupables d'un "usage naïf de la langue", lesquels étaient priés doctement de se recycler en linguistique. Ces textes ne renvoyant plus dès lors qu'à d'autres textes dans un jeu de combinaisons sans fin, le temps pouvait venir où l'auteur lui-même se trouvait de fait, et avec lui l'idée même de création, évacué pour laisser toute la place aux commentateurs, aux exégètes. Plutôt que de se frotter au monde pour en capter le souffle, les énergies vitales, le roman, en somme, n'avait plus qu'à se regarder écrire.
lundi 27 octobre 2008
RIEN DE GRAVE J LEVY
Louise et Adrien s'aimaient comme des enfants terribles, depuis la fin de l'adolescence jusqu'au jour où Adrien rencontre la jeune maîtresse de son père, Paula, femme idéale au regard de tueuse qui brisera le cœur de Louise en tuant l'amour qu'Adrien lui portait.
Depuis, Louise se laisse vivre sans vivre. Elle attend sans attendre. Cela aurait pu durer des mois ou des années : seul un nouvel amour permettra à Louise de réapprendre les gestes et de retrouver la saveur de l'existence. D'une écriture à la fois sèche, tendre et souvent irrésistiblement drôle, ce livre où l'auteur ne se ménage pas et ne ménage personne, raconte une descente aux enfers et une remontée vers la lumière
la question du genre de récit autobiographie , autofiction
ce roman est il une autofiction ?
Autofiction est un néologisme créé en 1977 par Serge Doubrovsky, critique littéraire et romancier, pour désigner son roman Fils[1].
Le terme est composé du préfixe auto- (du grec αυτος : « soi-même ») et de fiction. L’autofiction est un genre littéraire qui se définit par un "pacte oxymoronique"[2] ou contradictoire associant deux types de narrations opposés : c’est un récit fondé, comme l’autobiographie, sur le principe des trois identités (l’auteur est aussi le narrateur et le personnage principal), qui se réclame cependant de la fiction dans ses modalités narratives et dans les allégations péritextuelles (titre, quatrième de couverture...). On l’appelle aussi roman personnel dans les programmes officiels. Il s’agit en clair d’un croisement entre un récit réel de la vie de l’auteur et d’un récit fictif explorant une expérience vécue par celui-ci.
L’autofiction est le récit d’évènements de la vie de l’auteur sous une forme plus ou moins romancée (l’emploi, dans certains cas, d’une narration à la troisième personne du singulier). Les noms des personnages ou des lieux peuvent être modifiés, la factualité mise au second plan au profit de l’économie du souvenir ou des choix narratifs de l’auteur. Affranchie des "censures intérieures"[3], l’autofiction laisse une place prépondérante à l’expression de l’inconscient dans le récit de soi. Pour Serge Doubrovsky, qui a baptisé ce genre (des textes d’autofiction existaient bien antérieurement), l’autofiction est une « fiction, d’événements et de faits strictement réels. Si l’on veut, autofiction, d’avoir confié le langage d’une aventure à l’aventure d’un langage en liberté ». La fiction devient ici l’outil affiché d’une quête identitaire (notamment à travers l’utilisation de la psychanalyse).
La théorie littéraire de langue anglaise comporte deux notions proches de l’autofiction : faction (mot-valise regroupant "fact" et "fiction") et autobiographical novel. La faction est tout texte mêlant une technique narrative empruntée à la fiction et un récit portant sur des faits réels ; même si le terme a le mérite de faire référence aux problématiques de l’autofiction, le corpus textuel qu’il désigne semble se rapprocher davantage de la nonfiction novel, voire d’un récit historique fictionnalisé. Autobiographical novel est un terme plus courant pour désigner un récit proche de la vie de l’auteur mais s’affranchissant du pacte auto biographique
3 externe
Définitions [modifier]
L’usage du terme "autofiction" en milieu universitaire est récent et reste problématique. Mounir Laouyen[4] définit le terme comme regroupant des "autobiographies rebelles ou transgressives" et nie son identité de genre, tant qu’elle ne sera pas mieux définie à la fois pour l’auteur et le public (il préfère donc parler d’une catégorie textuelle). Les ressorts de l’autofiction sont pour lui liés à la discrétion totale sur la vie d’autrui" et à la censure quant à sa vie intime, dont seul un pacte fictionnel permettrait de résoudre les problèmes, mais aussi à l’opposition réel / vécu (dans une optique psychanalytique) et à l’équivalence lacanienne entre moi et langage (ce qui expliquerait sa naissance au XXe siècle).
Jacques Lecarme[5] distingue deux usages de la notion : l’autofiction au sens strict du terme (les faits sur lesquels porte le récit sont réels, mais la technique narrative et le récit s’inspirent de la fiction) et l’autofiction au sens élargi, un mélange de souvenirs et d’imaginaire. Vincent Colonna [6] définit un sens étroit - la projection de soi dans un univers fictionnel où l’on aurait pu se trouver, mais où l’on n’a pas vécu réellement - et, par extensions, tout roman autobiographique (en considérant qu’il y a toujours une part de fiction dans la confession). Ces dichotomies témoignent en tout cas de l’ambiguité de la notion.
Une définition tout à fait différente est proposée par Gérard Genette[7], qui la définit tout d’abord d’après le "protocole nominal" de la triple identité (l’auteur est narrateur et protagoniste). La "vraie autofiction" a selon Genette un contenu narratif authentiquement fictionnel (cf. certaines nouvelles de L’Aleph de Jorge Luis Borges ou la Divine comédie de Dante); les textes portant sur des évènements réels ne sont donc que des "fausses autofictions" qu’il qualifie d'"autobiographies honteuses".
Selon Serge Doubrovsky, l’autofiction est un récit dont les caractéristiques correspondent à celles de l’autobiographie, mais qui proclame son identité avec le roman en reconnaissant intégrer des faits empruntés à la réalité avec des éléments fictifs, que ce soit dans l'édition classique ou sur Internet[8]. Il s’agit donc de la combinaison des signes de l’engagement autobiographique et de stratégies propres au roman, d’un genre qui se situe entre roman et journal intime. Doubrovsky définit ainsi sa propre entreprise : « Fiction d’événements et de faits strictement réels ; si l’on veut, autofiction, d’avoir confié le langage d’une aventure à l’aventure du langage, hors sagesse et hors syntaxe du roman, traditionnel ou nouveau »
Citations [modifier]
I. « Autobiographie ? Non, c’est un privilège réservé aux importants de ce monde, au soir de leur vie, et dans un beau style. Fiction, d’événements et de faits strictement réels ; si l’on veut, autofiction, d’avoir confié le langage d’une aventure à l’aventure du langage, hors sagesse et hors syntaxe du roman, traditionnel ou nouveau. Rencontres, fils des mots, allitérations, assonances, dissonances, écriture d’avant ou après la littérature, concrète, comme on dit musique. Ou encore, autofriction, patiemment onaniste, qui espère maintenant partager son plaisir. » Serge Doubrovsky, Fils, Paris, Galilée, 1977, quatrième de couverture.
II. « Récit dont un auteur, narrateur et protagoniste partagent la même identité nominale et dont l’intitulé générique indique qu’il s’agit d’un roman. » -- Lecarme (Jacques), « L’Autofiction : un mauvais genre », Autofictions & Cie, Doubrovsky (Serge), Lecarme (Jacques) et Lejeune (Philippe) éd. (Paris : Université Paris X, 1993), p. 227.
IIb. « L’autofiction est un récit intime dont un auteur, narrateur et protagoniste partagent la même identité nominale et dont le texte et/ou le péritexte indiquent qu’il s’agit d’une fiction. » -- Pierre-Alexandre Sicart, Autobiographie, Roman, Autofiction (thèse de doctorat, 2005).
Notes et références [modifier]
↑ Serge Doubrovsky, Fils, Paris, Galilée, 1977.
↑ Hélène Jaccomard, Lecteur et lecture dans l’autobiographie française contemporaine : Violette Leduc, Françoise d’Eaubonne, Serge Doubrovsky, Marguerite Yourcenar, Genève, Droz, 1993
↑ Annie Ernaux, " Vers un je transpersonnel ", in Autofictions & Cie, Colloque de Nanterre, 1992, dir. Serge Doubrovsky, Jacques Lecarme et Philippe Lejeune, RITM, n°6, p. 220
↑ Mounir Laouyen, L’autofiction : une réception problématique [archive]
↑ Jacques Lecarme, "L’autofiction : un mauvais genre ?", in Autofictions & Cie. Colloque de Nanterre, 1992,dir. Serge Doubrovsky, Jacques Lecarme et Philippe Lejeune, RITM, n°6
↑ Vincent Colonna, L’Autofiction. Essai sur la fictionnalisation de soi en littérature, Thèse inédite dirigée par Gérard Genette, EHESS, 1989
↑ Gérard Genette, Fiction et diction, Paris, Seuil, 1991
↑ Trois nuits : http://troisnuits.over-blog.com/ [archive]
Bibliographie [modifier]
Une bibliographie des livres, thèses, articles disponibles sur l’autofiction est publiée dans Genèse et autofiction, sous la dir. de Catherine Viollet et Jean-Louis Jeannelle, Louvain-la-Neuve, Academia-Bruylant, 2007, p. 241-253
mercredi 16 juillet 2008
L'Alcazar - Bibliothèque Municipale à Vocation Régionale

Evidement un article sur une bibliothéque ceci ne surprendra personne car il s'agit
de l'un mes lieux préféré "temple de la culture" . où je passerais quelques heures cet hiver. peut être cet été aussi qui sait
envie de lecture
4ème de couvertureAncien rédacteur de Millenium, revue d'investigations sociales et économiques, Mikael Blomkvist est contacté par un gros industriel pour relancer une enquête abandonnée depuis quarante ans. Dans le huis clos d'une île, la petite nièce de Henrik Vanger a disparu, probablement assassinée, et quelqu'un se fait un malin plaisir de le lui rappeler à chacun de ses anniversaires.Secondé par Lisbeth Salander, jeune femme rebelle et perturbée, placée sous contrôle social mais fouineuse hors pair, Mikael Blomkvist, cassé par un procès en diffamation qu'il vient de perdre, se plonge sans espoir dans les documents cent fois examinés, jusqu'au jour où une intuition lui fait reprendre un dossier.Régulièrement bousculés par de nouvelles informations, suivant les méandres des haines familiales et des scandales financiers, lancés bientôt dans le monde des tueurs psychopathes, le journaliste tenace et l'écorchée vive vont résoudre l'affaire des fleurs séchées et découvrir ce qu'il faudrait peut-être taire.A la fin de ce volume, le lecteur se doute qu'il rencontrera à nouveau les personnages et la revue Millenium. Des fils ont été noués, des portes ouvertes. Impatient, haletant, on retrouvera Mikael et sa hargne sous une allure débonnaire, et Lisbeth avec les zones d'ombre qui l'entourent, dans : Millenium 2 - La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette ; Millenium 3 - La Reine dans le palais des courants d'air.
La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette / Millénium 2
4ème de couvertureTandis que Lisbeth Salander coule des journées supposées tranquilles aux Caraïbes, Mikael Blomkvist, réhabilité, victorieux, est prêt à lancer un numéro spécial de Millenium sur un thème brûlant pour des gens haut placés : une sombre histoire de prostituées exportées des pays de l'Est. Mikael aimerait surtout revoir Lisbeth. Il la retrouve sur son chemin, mais pas vraiment comme prévu : un soir, dans une rue de Stockholm, il la voit échapper clé peu à une agression manifestement très planifiée.Enquêter sur clés sujets qui fâchent mafieux et politiciens n'est pas ce qu'on souhaite à clé jeunes journalistes amoureux de la vie. Deux meurtres se succèdent, les victimes enquêtaient pour Millenium. Pire que tout, la police et les médias vont bientôt traquer Lisbeth, coupable toute désignée et qu'on a vite fait de qualifier de tueuse en série au passé psychologique lourdement chargé.Mais qui était cette gamine attachée sur un lit, exposée aux caprices d'un maniaque et qui survivait en rêvant d'un bidon d'essence et d'une allumette ?S'agissait-il d'une des filles des pays de l'Est, y a-t-il une hypothèse plus compliquée encore ? C'est dans cet univers à cent à l'heure que nous embarque Stieg Larsson qui signe avec ce deuxième volume de la trilogie Millenium un thriller au rythme affolant.
La Reine dans le palais des courants d'air / Millénium 3
4ème de couvertureCoincée dans une chambre d'hôpital sous bonne garde policière, Lisbeth est l'enjeu du combat décisif entre Mikael et les forces du bien d'une part, la Säpo et toutes les aberrations d'un système d'autre part. Coincée, oui, inactive, peut-être pas... Le troisième et dernier volet de l'irrésistible série Millenium qui a imposé la nouvelle collection Actes Noirs va encore donner aux lecteurs ses doses de frissons et giclées d'adrénaline !
j'ai envie de lire cette trilogie mais pas encore en poche donc j'irais à alcazar pour l'emprunter,
j'aime bein ce genre de littéraure venu du froid qui donne le frison mes lectures d'été m'ont toujours servit d'évasion
mardi 6 mai 2008
lecture en cours
Les années A Ernaux:
L'auteur s'est lancée dans une entreprise proustienne : saisir le temps qui passe à travers une fascinante et mélancolique autobiographie à la troisième personne. Ce livre contient le destin de toute une génération : la voiture, la télévision, la pilule, et celui, spécifique, des femmes de cette génération : la maternité, le désir de vieillesse...
extrait du roman
les images réelles ou imaginaires, celles qui suivent jusque dans le sommeil
les images d'un moment baignées d'une lumière qui n'appartient qu'à elles
Elles s'évanouiront toutes d'un seul coup comme l'ont fait les millions d'images qui étaient derrière les fronts des grands-parents morts il y a un demi-siècle, des parents morts eux aussi. Des images où l'on figurait en gamine au milieu d'autres êtres déjà disparus avant qu'on soit né, [... ]
critique du roman:
Ce livre impressionnant d’Annie Ernaux se lit comme un film qui projette sur l’écran de la page plus de soixante années d’une époque partant de 1940, année de naissance de l’auteur. On dirait, par l’emploi de l’imparfait et du passé simple, que les images, les paroles, les sons, sont au fur et à mesure de la projection du film avalés par le temps passé, rembobinés. Et maintenant, c’est un autre temps. La page est en train de se tourner avec la projection du livre-film. Comme si l’auteur avait écrit-filmé ces plus de quarante années, avec la précision très clinique de son écriture à nulle autre pareille, plus pour les rembobiner et les stocker quelque part que pour inventer les lecteurs à venir dedans. Comme si ce qu’il y avait à lire était dans ce qui reste dans la béance ouverte : et maintenant ? Une femme, là, dans sa solitude. Qui résiste à quoi ? Au traitement de masse de l’être humain ? Et rien qui reste de singulier ? Ce qui me frappe tout de suite, c’est ce qui est dit presque d’emblée sur le mariage : c’est un compromis. Nous entendons : dès le départ, c’est compromis. Bien sûr, surplombant celle qui écrit et enregistre de cette manière dénudée , et qui en faisant cela peu à peu avance elle-même comme un cas clinique (cas clinique pour dire cas singulier) s’offrant à notre investigation scripturale, il y a le couple parental, le père qui avait tenté d’étrangler la mère, la mère dont la vie s’achève dans le désastre de la maladie d’Alzheimer.
jamais un écrivain n’a, comme Annie Ernaux, conduit l’écriture jusqu’à ce temps de vérité, ce temps d’émettre un jugement, ce temps de fin de docilité gavée. Et c’est formidable !
jeudi 13 mars 2008
UNE LITTERATURE A DECOUVRIR
Amos Oz est un porteur de lumière, à la fois une autorité morale et un romancier éblouissant. En le lisant, on fait provision de sacré car ce prophète égaré dans une époque déchirée ne cesse de labourer la mémoire de sa patrie, pour en exhumer les racines émotionnelles et spirituelles. Né à Jérusalem en 1939, Oz a travaillé à 17 ans dans un kibboutz, avant de devenir le chef de file de l'intelligentsia, de fonder le mouvement «La Paix Maintenant» puis de militer farouchement contre la guerre et contre toutes les formes de fanatisme.
Quant à son oeuvre littéraire, elle fait magnifiquement chanter l'hébreu - «il vit en moi, c'est mon violon», dit-il - tout en se heurtant au mur des Lamentations d'une Histoire qu'elle interpelle depuis La boîte noire, prix Femina étranger en 1988. Et s'il fallait choisir deux titres, ce serait d'abord Seule la mer (Gallimard), un roman à la fois chevillé au présent et tout entier nourri de l'Ancien Testament, avec une cascade d'intrigues amoureuses qui s'entrecroisent comme les motifs d'une tapisserie. Et il y a, bien sûr, ce magistral récit autobiographique, Une histoire d'amour et de ténèbres (Gallimard), qui, au-delà de l'anecdote personnelle, met en scène tout le destin d'Israël. Oz y évoque la douloureuse épreuve de la diaspora juive avant de faire renaître la figure de sa mère, qui s'est suicidée quand il était adolescent. Sa disparition hante ces pages où se conjuguent la mémoire d'une Europe disparue, le devenir d'un peuple et les blessures d'un homme. Lequel peut aussi nous inviter à moins de gravité lorsque, dans Vie et mort en quatre rimes, son dernier roman, il se livre à un brillant et cocasse numéro pour nous dévoiler les secrets de la création littéraire. D'un registre à l'autre, Oz ne cesse de faire des prodiges. A quand le Nobel?
David Grossman
David Grossman, né à Jérusalem en 1954, appartient à la génération du désenchantement qui conteste depuis longtemps la politique sioniste. Il s'est fait connaître à la fin des années 1980 avec Le vent jaune, un reportage en Cisjordanie qui était aussi un implacable réquisitoire contre la politique d'occupation d'Israël. Le miracle, c'est que le très politisé Grossman a pu devenir un romancier de haut vol. «L'écrivain, dit-il, ne peut accepter que l'Histoire confisque sa sensibilité, sa tendresse. Je refuse de considérer ma vie intérieure comme une zone de guerre. Ce serait un quasi-suicide.» Ecrire, pour lui, c'est reprendre possession de l'intimité, cultiver un jardin secret où les rêves ne sont pas en jachère, même à l'heure du couvre-feu. Ce pari, le romancier l'a gagné. En s'imposant comme l'écrivain le plus inventif d'Israël. Aussi y a-t-il plusieurs Grossman. Celui qui, dans le bouleversant Voir ci-dessous: amour, dévoile les séquelles de la Shoah sur les rescapés. Celui qui renoue avec le roman d'amour épistolaire (Tu seras mon couteau), qui donne la parole à un Palestinien des territoires occupés (Le sourire de l'agneau), qui écrit des contes chevaleresques dont les héros sont des ados débarqués de chez Salinger (L'enfant zigzag, Quelqu'un avec qui courir), ou qui signe un délicieux conte moral sur l'inépuisable thème de la confusion des sentiments (J'écoute avec mon corps).
Grossman vient de publier un recueil d'essais précieux, Dans la peau de Gisela. Il y parle de la tragique disparition de son fils, tué au Liban en août 2006, mais aussi des livres qui l'ont nourri, du quotidien dans son pays, d'Yitzhak Rabin ou de «la paix improbable». Avec ces mots qui résument parfaitement Grossman: «En écrivant, je découvre que, grâce à la relation de tendresse et d'intimité que j'entretiens avec le langage, je redeviens celui que j'étais autrefois, mon moi avant qu'il ne soit nationalisé, confisqué par le conflit, le désespoir et la tragédie.»
Avraham B. Yehoshua
Né à Jérusalem en 1936 dans une famille séfarade, farouche partisan d'un dialogue entre Juifs et Arabes, Avraham B. Yehoshua n'a cessé de s'engager pour la paix, en Israël. Mais son oeuvre, elle, ne s'enlise jamais dans l'ornière du militantisme. Elle forme une subtile tapisserie où la psychologie se mêle à l'Histoire, pour montrer comment trente ans de guerre ont bouleversé la vie spirituelle, les émotions, les amours et les destins des Israéliens.
De roman en roman, l'inspiration de Yehoshua ne cesse de se renouveler. Dans L'amant, il explore avec panache une technique de narration polyphonique. Dans Monsieur Mani, il jette un long travelling sur cent cinquante ans de la vie d'une famille, entre Orient et Occident. Dans Voyage vers l'an mil, il peint deux communautés médiévales qui débattent sur la question de la bigamie. Et dans Le responsable des ressources humaines, il mêle plusieurs registres (philosophie, polar, réflexion politique) en racontant la tragique disparition d'une employée, tuée lors d'un attentat à Jérusalem, dont personne ne vient réclamer le corps, comme si elle n'avait plus de famille dans une société orpheline de ses espérances.
Quant au dernier roman de Yehoshua, Un feu amical, c'est une radiographie très fouillée des secrets - et de la complicité affective - d'un vieux couple qui résiste au temps, contre vents et marées. Avec, au coeur du livre, deux personnages emblématiques: un garçon fauché par la guerre et un homme qui, après s'être exilé en Afrique, a décidé de couper tout lien avec le patrimoine juif. D'un côté le sacrifice inutile et, de l'autre, la tentation de la fuite: ce récit de Yehoshua met en lumière des déchirements qui sont aussi ceux d'Israël. De ce pays, il dévoile les tourments avec une compassion admirable. Comme s'il veillait à son chevet, pour lui offrir un supplément d'âme.
UNE LITTERATURE A DECOUVRIR
LA LITTERATURE ISRALIENNE
Israel l'invité d'honneur du Salon du livre qui s'ouvre début mars à Paris. 39 auteurs israéliens viendront présenter leurs ouvrages et les spécificités de la littérature israélienne. Cette littérature, encore très méconnue en France, puise ses thèmes dans l'histoire d'Israël. Etudier l'évolution de la littérature israélienne, c'est plonger au cœur de l'histoire d'un peuple qui a vécu dans toute l'Europe avant de retourner sur sa terre d'origine. L'indépendance, la construction d'une identité nationale sont les premiers thèmes abordés par ceux que l'on considère comme les "pères fondateurs" de la littérature israélienne. Mais celle-ci ne débute pas en 1948 avec la création de l'Etat d'Israël. La littérature israélienne s'inspire d'une culture millénaire et des thématiques de la littérature hébraïque. Pour comprendre la littérature israélienne d'aujourd'hui, il faut donc remonter le fil de l'histoire.
Un patrimoine littéraire juif très riche
Si la littérature hébraïque désigne la prose et les poésies rédigées en hébreu, elle ne représente qu'une petite partie de la production littéraire des Juifs. La particularité du peuple juif est de s'être approprié très tôt différentes langues. La Bible hébraïque comprend par exemple quelques passages en araméen. A l'époque antique, l'hellénisation de la Palestine est à l'origine d'une production littéraire juive écrite en grec. A l'époque médiévale, les juifs vivant dans le monde arabophone ont produit une abondante littérature en langue arabe. Enfin, aux XVIII et XIXe siècles, sous l'influence des philosophes des Lumières, les juifs d'Europe ont fini par adopter la langue des pays où ils résidaient. C'est donc l'ensemble de cette production littéraire qui constitue le patrimoine littéraire juif.
De la littérature hébraïque à la littérature israélienne
Alors que la littérature juive allemande, polonaise, française était à son apogée à l'époque moderne, des auteurs juifs ont souhaité revenir aux origines de la culture juive en écrivant en hébreu, seule garantie d'assurer la cohésion d'un peuple dispersé dans toute l'Europe. Cette littérature hébraïque moderne s'est donc développée en marge des autres littéraires juives. Issus du mouvement des Lumières (La Haskala), ces auteurs ont réutilisé l'hébreu non plus pour rédiger des textes sacrés mais pour écrire des textes profanes.
A la fin du XIXe et au début du XXe siècle, plusieurs milliers de juifs d'Europe s'installent en Amérique et en Palestine. La littérature hébraïque est alors à son apogée avec des auteurs comme Haïm Nahman Bialik ou Ahad Haam, considérés comme les Pères de la littérature israélienne moderne. On retrouve dans cette littérature hébraïque les références à la Palestine, terre du peuple juif.
Quelques auteurs, quelques thématiques
-Un groupe d'écrivains va rompre avec cette génération de l'indépendance en délaissant l'idéologie et en prenant l'individu comme thème principal du roman. Amos Oz, Avraham Yehoshua, Yoram Kaniuk vont marquer la littérature israélienne des années 1960 et 1970. Ils vont influencer le roman israélien moderne en expérimentant de nouvelles formes d'expression : les thèmes politiques sont désormais abordés sous forme d'allégorie et les héros de roman ne sont plus des immigrés obsédés par le retour sur la terre d'Israël et l'indépendance mais des personnages issus des villes israéliennes et des Kibboutz.
-La percée des auteurs israéliens sur la scène internationale date des années 1980. Amos Oz, Avraham Yehoshua, Yoram Kaniouk et quelques autres, sont traduits dans le monde entier. La Shoah tient une place particulière dans cette littérature. Elle est racontée du point du vue des survivants mais aussi de la deuxième génération qui a dû assumer le poids du passé. Les relations conflictuelles entre israéliens et palestiniens sont également abordées dans cette production littéraire foisonnante. Pour ces auteurs, à la différence des Pères fondateurs, l'Etat juif n'est plus un idéal mais une réalité quotidienne avec les difficultés inhérentes à la cohabitation difficile entre juifs et palestiniens. Plusieurs écrivains se battent aujourd'hui pour un retour à la paix entre les deux peuples.
-La dernière évolution en date de la littérature israélienne moderne est l'émancipation d'une nouvelle génération d'écrivains avec le poids de l'histoire. Aujourd'hui, la littérature israélienne ne se résume plus aux problématiques de l'indépendance, de l'identité, à la Shoah et au conflit israélo-palestinien. La nouvelle littérature israélienne s'émancipe du passé. Les écrivains de nouvelle génération ont les mêmes préoccupations que les autres écrivains du monde entier : l'amour, la mort, la solitude. Cette évolution symbolise une littérature arrivée à maturité, qui n'ignore pas le passé mais sans en être écrasée par son poids.
vendredi 18 janvier 2008
lecture en cours
Du personnage de Beau rôle, jeune acteur « satisfait d’être libre et relativement célèbre, satisfait d’exercer un métier enviable, satisfait de n’envier personne », on ne sait trop s’il est carrément insupportable ou finalement touchant. Il est en tout cas, à lui seul, un concentré des contradictions et des faiblesses, cynisme et sentimentalisme mêlés, du jeune mâle contemporain imbu de lui-même mais secrètement rongé par le doute. Si on ajoute à cela qu’il est métis, et de fait à l’aise nulle part, on comprendra qu’Antoine Mac Pola est une figure typique des romans de Nicolas Fargues qui trouve là, de l’Europe aux tropiques, une nouvelle occasion de décrire avec une précision à la fois féroce et totalement désinhibée toutes nos complaisantes manières, qu’elles soient amoureuses, sociales, ou ethniques, de composer avec notre médiocrité.
biographie
Nicolas Fargues est né en 1972. Enfance au Cameroun, au Liban puis en Corse. Études de lettres à la Sorbonne. Mémoire de DEA portant sur la vie et l’œuvre de l’écrivain égyptien Georges Henein. Deux ans de coopération en Indonésie, retour à Paris, petits boulots, publication en 2000 du Tour du propriétaire. De 2002 à 2006, dirige l’Alliance Française de Diégo-Suarez, à Madagascar. Il a deux enfants. Il vit actuellement à Paris.
La femme digitale Isabelle Juppé
Le numérique est une vraie révolution, non seulement technologique et culturelle mais aussi économique et sociale qui bouleverse nos existences. Au cœur de cette révolution, les femmes sont de plus en plus présentes, notamment sur Internet. Comment vivent-elles cette révolution ? Comment en maîtrisent-elles les outils ? En sont-elles actrices ou complices ? Quels en sont leurs usages principaux ? Car si le numérique bouleverse la vie des femmes – créant de nouvelles occasions de travail, de rencontres, de solidarités – les femmes peuvent aussi modifier profondément la vie du numérique par leur conception beaucoup plus pragmatique que technophile et loin du manichéisme classique – diabolisation ou angélisme – cherchant avant tout à l’humaniser pour le transmettre aux nouvelles générations. Pour dresser le portrait de la femme digitale du XXIe siècle, Isabelle Juppé, nous emmène à la rencontre de diverses femmes croisées au cours de son voyage dans le monde digital. Un voyage qu’elle a commencé au Canada, avec son ordinateur Mac, devenu le compagnon précieux de son indépendance et de ses retrouvailles avec la France, promesses de moments de partage et d’émotion. Et poursuivi ensuite, en France et sur la toile… Isabelle Juppé dessine au fur et à mesure des confidences de ses interlocutrices les enjeux du numérique en termes d’échanges, de transmission, de culture, d’amour, de séduction…convaincue que le temps du numérique, qui crée notamment une nouvelle passerelle entre le monde du travail et celui de la maison, est définitivement en train de croiser celui des femmes !
samedi 22 décembre 2007
mes lectures du moment
L'amour dans climat froid de Nancy MITFROD
Amateurs de la vieille Angleterre, de ses ladies, de ses thés, ses traditions et de son humour corrosif...Régalez vous! Rien ne vaut la plume acide et la verve de Nancy Mitford pour ressuciter cette ambiance délicieusement surranée de la gentry d'entre deux guerres.A travers les destinées matrimoniales de deux jeunes filles -l'aristocrate et fantasque Polly et la non moins aristocrate quoique légèrement déclassée Fanny- Nancy Mitford brosse un portrait assez cruel de ses congénères. Les femmes sont frivoles, superficielles et vaines. Les hommes sont veules ou alors imbus de leurs préjugés. Le thé est un rituel immuable avec force petits gâteaux et le mariage est la voie toute tracée pour les filles de famille. Ajoutez un portrait hilarant de Lady Montdore, qui rappellera à ceux qui aiment Jane Austen, la terrible Lady Catherine d'Orgueil et Préjugés. Un bouquin que je ne regrette pas d'avoir lu bien pour soirée d'hiver au coin du feu avec une tasse thé
L'amour du français A REY
Ils sont nombreux aujourd' hui, les Cassandre qui prédisent l'agonie imminente du français. Ou, tout au moins, ceux qui se plaignent d'un recul de leur langue, qu'ils rêvent pure, claire, universelle, éternelle, riche d'un vaste et incomparable vocabulaire, résistante à toute 'créolisation'. L'antienne à propos du déclin du français est aussi vieille que celui-ci : déjà au XVIIe siècle on redoutait l'influence néfaste... de l'italien. Or le français est bien une sorte de créole, qui s'est lentement imposé comme une langue majeure en combattant le latin tyrannique après être passée par les stades du 'roman' et du 'vieux français'. Le génie de la langue, comme Alain Rey aime le rappeler, c'est le produit de son histoire, notamment, de toutes ses évolutions et de tous ses métissages.
mardi 11 décembre 2007
le livre est -il menacé ?
Doris Lessing défend le livre menacé dans son discours de réception du Nobel
STOCKHOLM (AFP) - L'écrivain britannique Doris Lessing a prononcé vendredi un plaidoyer pour le livre dans son discours de réception du Nobel de littérature, opposant la soif de savoir des pays pauvres et le manque d'intérêt des jeunes des pays riches pour leur héritage culturel.
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Souffrante, la romancière de 88 ans n'a pas pu se déplacer à Stockholm pour faire ce discours devant l'Académie suédoise et le texte intitulé, "Comment ne pas gagner le prix Nobel", a été lu par son éditeur britannique Nicholas Pearson.
"Nous possédons une mine -- un trésor - de littérature (...). Tout est là, cette profusion littéraire, prête à être sans cesse redécouverte par quiconque a la chance de tomber dessus. Un trésor. Imaginez qu'il n'ait jamais existé. Comme nous serions vides, pauvres", écrit Doris Lessing.
Mais pour l'écrivain, les jeunes gens d'aujourd'hui des sociétés nanties ont perdu le goût du livre, préférant l'internet et la télévision, ce qui pour elle est une véritable nouvelle "révolution" sur laquelle le monde ne s'interroge pas suffisamment.
"Comment allons-nous, comment nos esprits vont-ils évoluer avec la nouveauté Internet, qui a séduit toute une génération pour la convertir à ses inepties", se demande la romancière.Par contraste, l'envie de littérature est ominiprésente dans le tiers-monde, selon elle. "C'est un phénomène stupéfiant, ce désir de livres, et il se manifeste partout du Kenya au cap de Bonne-Espérance", écrit Doris Lessing.
L'écrivain évoque surtout le Zimbabwe, l'ex-Rhodésie où elle a grandie, montrant des écoles misérables où les enseignants "mendient des livres" malgré le "régime de terreur instauré par Mugabe" (Robert Mugabe, le président du pays, NDLR).
La romancière a conclu son discours à la tonalité pessimiste sur l'espoir que le conteur "sera toujours là, car ce sont nos imaginaires qui nous modèlent, nous font vivre, nous créent, pour le meilleur et pour le pire".
"C'est le conteur, le faiseur de rêves, le faiseur de mythes, qui est notre phénix, dit encore Lessing, ce que nous sommes au meilleur de nous-mêmes au plus fort de notre créativité."
L'écrivain britannique Doris Lessing a prononcé vendredi un plaidoyer pour le livre dans son discours.
le livre est il menacé ? comme le dit D Lessing auprofit d'autre médias televisuelle et internet , je sais pas la question mérite néanmoins réflexion, elle constate un écart entre le tier monde et nos sociétées
samedi 1 décembre 2007
les livres et vous

QUESTIONNAIRES LIVRES
Les cinq livres de mon enfance :
Le petit prince , la gloire de mon père, un album des schoumpfs
Les cinq écrivains que je lirai et relirai encore :
Shakespeare , camus albert , diderot Orwell , il y en a beaucoup d'autres
Les cinq auteurs que je n’achèterai (ou n’emprunterai) probablement plus :
BALZAC MANZONI renaud camus, céline hormis le voyage
Les cinq livres que j’emmènerais sur une île déserte :
Hamlet , encyclopedie de diderot les fleurs du mal , un dictionnaire de langue 1984
Les quatre premiers livres de ma liste pile à lire (y en a déjà tellement dans la pile, si en plus il faut choisir dans ceux de la liste...) :
vos quatre héros ou héroïnes littéraire